Une nouvelle année commence!

C’est à ce temps de l’année que nous préparons les récoltes de l’été à venir. On s’entend avec les cueilleurs disséminés à travers le Québec sur les produits à cueillir, les quantités et les prix. Nous discutons aussi de problèmes reliés à la manutention des récoltes, de l’entreposage et de l’expédition vers notre cuisine. Quand c’est possible, nous allons les visiter chez eux, question de créer des liens plus serrés avec ces collaborateurs si importants à l’entreprise.

À propos, un des maillons faibles de notre réseau de cueillette, c’est l’Outaouais, un des plus riches terroirs sauvages du Québec. Nous allons peut-être y remédier cette année en la personne de Susie. Je vous tiens au courant…

Comme il nous arrive chaque année, nous sommes en rupture de stock de boutons de marguerites. Pas assez de petits doigts en juin pour cueillir ces dizaines de milliers de petits boutons!

En 2012, nous avons mis sur le marché la gelée de monarde pour la première fois. Ce fut un vrai succès et il ne nous reste que quelques caisses en inventaire. La monarde fistuleuse (Monarda fistulosa) est une plante indigène haute de plus d’un mètre dont la fleur d’une mauve pâle dégage un parfum très puissant qui rappelle les herbes de Provence. Un peu de thym, je crois, du romarin et surtout de l’origan. Je déglace un carré d’agneau avec un peu de vin blanc et une cuillerée de gelée de monarde. Un vrai délice! C’est à peine si je commence à apprivoiser ce produit en cuisine. Cette délicieuse gelée accompagne très bien les fromages. J’en ai aussi fait fondre un peu dans une salade de fruits. Excellent!

 

Une autre plante avec laquelle je me propose de travailler cet été est la livèche écossaise, aussi appelée persil de mer (Lingusticum scoticum). Mais qu’en faire? Le persil de mer est délicieux frais. Son goût se situe quelque part entre celui du persil et du céleri. Nous en vendrons certainement au marché public de Val-David mais ce que nous aimerions c’est d’avoir un produit ‘étagère’ qui pourrait être offert à l’année. Doit-on en faire une gelée, le sécher le congeler ou encore le broyer? Voilà un des défis et des plaisirs de ce travail, celui d’expérimenter et de créer. Aurons-nous un nouveau produit à offrir en 2013? Ca reste à voir!